Destination Beijing ! Ça y est, c’est décidé, qu’est-ce que c’est alors, Pékin ou Beijing, et bien le terme Pékin a été utilisé pour la première fois par le jésuite français Nicolas Trigault, mais Le terme Beijing quant à lui est la transcription du nom de la ville selon le système officiel « Pinyin » (汉语拼音 hanyu pinyin), mis en place par les autorités chinoises depuis les années 1950. En 1977, la troisième Conférence des Nations Unies sur la normalisation des noms géographiques a la grande Muraillerecommandé que l’alphabet phonétique chinois (Pinyin) soit adopté comme système international. Donc les Chinois disent Bei jing, et les français qui y sont déjà allés là-bas disent Beijing aussi, et en même temps, depuis la chanson de Katie Melua « Nine millions bicycles« , la majorité des gens disent Beijing, en ce qui concerne la prononciation, c’est une autre affaire. Le réveil sonne ce matin alors qu’il était bien muet ces derniers jours, c’est dommage que ça se termine comme ça, il faut reprendre le boulot aujourd’hui alors qu’on est au milieu de la semaine. Hier, j’ai mis le réveil, mais c’était pour ranger mes bagages, prendre un dernier petit-déjeuner chinois et partir à l’aéroport, car j’étais encore en vacances et j’étais encore à Beijing. Je ne voulais pas reprendre le boulot mais j’y suis quand même allé, pas de bol, malgré le mouvement des gilets jaunes j’ai tout de même trouvé du gasoil pour rouler, sinon ça m’aurait bien arrangé. En arrivant devant le porte de l’entreprise, j’avais le sentiment de n’être jamais partis en vacances à Beijing, comme dans un rêve, le temps dure plus longtemps, mais quand on se réveille on se rend compte qu’on ne faisait que suivre le fil d’Ariane, sauf bien sûr si on rêvait d’une jolie femme, là on essaye d’y retourner pour continuer le rêve. Toutefois il faut reconnaître que tôt ou tard la réalité nous rattrape pour nous ramener sur terre, avec une petite migraine et un arrière-goût amer, comme après une soirée arrosée de tequila. Voyager en chine c’était aussi le rêve de ma femme, elle voulait partir à des milliers des kilomètres pour voir la grande muraille, elle me disait, « c’est mon rêve de voir la Chine, elle disait aussi qu’il faut voir la grande muraille de chine avant de clapser ». Elle avait bien raison, car il fallait bien la voir cette muraille pour se rendre compte de la beauté des lieux, elle avait le même rêve que les Chinois ont, eux aussi ils rêvent de voir la France. Ils voulaient et ils rêvaient de visiter Paris, et ma femme rêvait de voir la chine, j’aurais dû échanger ma femme contre une jeune chinoise qui voulait visiter la France, j’aurais pu satisfaire deux personnes en même temps, comme dit le proverbe « Faire d’une pierre deux coups » je perdrais en poids c’est certain, mais je gagnerais au change. Nous étions à Beijing pendant la première et la deuxième manifestation des gilets jaunes, mais là-bas personne n’en a parlé des Gilles et John et en même temps certains d’entre eux ne savent même pas où se trouve la France sur une carte, ils connaissent bien Paris et la tour Eiffel mais pas la France. Les Chinois appellent la grande muraille Changchéng, c’est une fortification impressionnante, et en même temps, ce n’est qu’une muraille, mais quand j’ai appris que sa construction a démarré au 3 siècle avant JC, et d’une longueur de 6259 km, là ça mérite tout de suite le respect. Je vais vous raconter donc mon voyage si vous voulez bien.

Tout d’abord le visa d’entrée en Chine, pas tellement évident, entre aller chercher les documents au consulat, bien les remplir, et surtout à ne pas oublier de mentionner les petits détails complètement inutiles, il fallait débourser soixante euros par tête de pipe quand même. Arrivés à l’aéroport de Beijing, après avoir quitté l’avion pour rejoindre le contrôle des passeports, un mec me barre la sortie, et là, il fait un geste avec la main pour indiquer une direction, théâtre populaire chinois malheureusement il ne parle que chinois. C’était pour faire les empreintes digitales sur des bornes automatique, heureusement que la machine parle anglais, mais avec un accent chinois tout même, bref, il fallait prendre les empreintes des dix doigts et pour les deux mains et il fallait passer chaque doigt trois fois, c’était laborieux. Une fois que vous avez réussi, la machine vous donne un ticket de passage et après ça le mec qui vous barrait le passage s’écarte pour vous laisser aller vers l’étape suivante. Vous êtes filmés, photographiés, observés sous toutes les coutures, toutefois une chose étonnante ce jour là, ils ne m’ont pas donné un coton-tige pour faire un prélèvement ADN, c’était peut-être un jour avec des formalités simplifiées, sarcasme à part, c’est un peu lourd. En sortant de l’aéroport, premier choc, les gens crachaient par terre, c’était bizarre on aurait dit qu’ils s’étaient tous passés le mot «  c’est bon vous pouvez y aller » après avoir quitté l’aéroport ils peuvent se soulager, c’est simple les trottoirs sont tapissés avec des crachats. Plus tard, j’ai également remarqué que pour se moucher ils bloquent un côté des narines et ils soufflent par le nez, mais oui messieurs dames, mais je vous rassure tout de suite, c’est qu’ils ne font pas qu’un seul côté des narines, ils font les deux côtés. Bref, je pense que le mot mouchoir n’existe pas en chinois, croyez-moi je ne vous raconte pas de conneries, directement par terre ou sur un mur, et ils font ça en marchant, alors que vous êtes juste à côté en train de les suivre dans une file pour rejoindre le métro, ils font ça dans les métros, sur les trottoirs et partout. En France, dans certains centres-villes, vous zigzaguez entre les crottes de chiens, là-bas les trottoirs sont pleins de crachats. Je pensais que les gens mettaient des masques pour se protéger de la pollution, mais non, la qualité de l’aire était super bonne, j’ai fait des mesures pendant tout mon séjour, en fait si les gens mettent des masques, c’est pour éviter qu’un autre mec vous éternue sur la gueule et en plus sans dire pardon, alors que vous êtes dans le métro, vous ne pouvez pas le tuer, il y beaucoup trop de monde, pour le coup j’ai compris pourquoi ils m’ont pris les empreintes. Il paraît que c’est dans la culture chinoise, il vaut mieux que ça soit dehors que dans le corps, c’est mieux certes, mais attention, il ne faut pas leur dire qu’ils trimbalent un kilo de merde dans le ventre sinon ils s’arrêteront tous les cinq mètres pour chier un coup. Ah mais c’est peut-être pour ça qu’il y a des toilettes tous les cinq cents mètres, parce qu’il y en a certains qui savent qu’ils en ont dans la panse, toutefois il faut faire attention de ne pas jeter trop de papier dans les toilettes, c’est déconseillé parce que le papier toilette pollue.

Côtés langue, le chinois est très difficile, mais avec un peu de bonne volonté, on arrive à se faire comprendre, pas en parlant mais plutôt avec les mains, le langage des signes n’a pas été trouvé par Juan Pablo BONET ou alors il est allé faire un tour en Chine avant. Donc le chinois est difficile, toutefois tout dépend de la personne qui vous parle, il y en a certains, quand ils vous parlent vous avez envie de leur dire, mais qu’est-ce qu’il t’arrive mec, va péter un coup tu te sentiras mieux, et il y en a d’autres, c’est plus joli quand ils parlent, c’est chantant, ça vous donne même envie d’apprendre. En ce qui concerne les chansons, c’est vraiment quelque chose, ma femme s’est trouvé un nouveau talent, chanter l’opéra chinois, on aime ou pas, chacun ses  goûts, moi j’ai adoré. Là-bas nous n’avons pas rencontré une personne qui pouvait aligner deux mots d’Anglais à la suite, si, peut-être un touriste français qu’on a rencontré dans le temple de Confucius et qui en nous demandant si on parlait anglais, parce qu’il voulait nous demander un renseignement, au vu de son accent il s’est fait démasqué immédiatement.

La terre, je ne sais pas comment ils font pour planter quelque chose dedans, mais c’est peut-être la période de l’année qui fait que l’herbe soit si jaune, nous n’avons nullement trouvé un coin de verdure dans toute la ville, et même quand on est allé visiter la grande muraille qui se trouvait à cent vingt kilomètres du centre de Pékin, nous n’avons pas vu un seul endroit vert. Donc on peut dire que la couleurs dominant de la nature, c’est le jaune. Concernant l’eau du robinet,Jin Ding Xuan elle est polluée, elle n’est pas potable, soit ils la font bouillir et vous la servent chaude dans un thermos, et si vous n’aimez pas boire l’eau à cent degrés alors vous devez soit acheter de l’eau minérale ou la laisser refroidir, boire de l’eau directement du robinet est fortement déconseillé si vous ne voulez pas attraper toutes sortes de maladies. La vie est chère, nous sommes partis avec le minimum de vêtements en pensant nous en acheter là-bas, mais nous nous sommes rendu compte qu’on ne pouvait rien acheter. La nourriture est chère également, manger dans un bon resto c’est cinq cents yuans, cela correspond à soixante-cinq euros, alors on a trouvé un bon petit resto chinois, le Jin Ding Xuan, au 77, Hepingli Xijie, où nous sommes allé pratiquement tous les jours, à un prix moyen d’un repas de deux cents cinquante yuans pour deux et c’était excellent, un peu comme ZAM ZAM à Singapour. Pour se rendre dans ce restau, vous descendez à l’arrêt Yonghegong Lama Temple ligne bleu, vous sortez par la porte A du métro puis vous traversez le petit pont à droite, il est à trois cents mètres à côté d’un théâtre qui s’appelle le Moby club. Pour choisir, c’est très simple sur la table, il y a un petit crayon et un petit papier où vous devez noter le numéro du plat et la quantité selon la photo du plat affiché sur un menu, mais se méfier quand même car pour changer un peu ma femme a commandé un plat au poulet, c’était parmi les plus chers et elle a eu la désagréable surprise d’avoir des pieds de poules caramélisées, pas évident, quand elle a vu que s’était marqué chicken, elle a dit je veux ça, très bonne présentation sur la photo rien à dire, la pauvre son visage a changé de couleur quand on lui poser l’assiette. En ce qui concerne la circulation, c’est vraiment la galère, ça va dans tous les sens, la preuve en est que si vous voulez louer une voiture c’est forcément avec chauffeur, sinon vous risquez d’écraser pas mal de monde. Quand les feux passent au vert, méfiez-vous ça ne veut rien dire, suivez les gens faites comme eux, ça klaxonne de partout, mais rien de méchant vous pouvez y aller quand même, je pense qu’ils aiment bien le klaxon ça fait de la musique.

Le transport, nous avons pris essentiellement le métro, on s’y est retrouvé rapidement, mais c’est toujours bondé, j’ai rarement trouvé une place assise, peut être une ou deux fois. Pour entrer dans la station de métro, il faut passer des portiques de sécurité, il y en a à chaque entrée, il y a un minimum de six ou sept agents de sécurité qui vous examinent et une fois que vous avez traversé le portique de détection, il y a un autre agent qui vient avec une balayette pour vous scanner de nouveau en vous touchant les poches délicatement, c’est vraiment professionnel, vous sentez qu’ils vous ont touché, mais ils ne dépassent pas les limites. Bien sûr si vous avez un petit sac à dos, il faut le poser sur le tapis, exactement comme à l’aéroport, le sac passe également au scanner, et si vous aviez envie de vous procurerez une bonne bière, autre chose que la bière chinoise qui n’est pas vraiment mauvaise, mais c’est comme de la pisse de chat comparée à une Heineken, donc il faut sortir vos bières de votre sac pour que les agents de la sécurité vérifient le code-barres afin de s’assurer que c’est bien de la bière que vous transportez et que ce n’est pas un liquide inflammable ou un produit pour fabriquer, je ne sais pas quoi, une bombe peut-être! Personnellement je ne sais pas comment on peut fabriquer une bombe avec une bière, il faut que je me renseigne, ça m’intéresse, oui j’ai oublié de vous dire de faire attention le métro ferme à onze heurs le soir et le dernier train est à 22h30.   

 

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Les grands magasins, il y en a beaucoup, mais des clients qui achètent, « makache walou « , ça voudrait dire «  Il n’y en a pas » en arabe. Un jour on a trouvé un stand qui sert du café à l’intérieure d’un grand magasin, en plus c’était devant les rayons lingeries féminins, c’est mon rayon préféré. Ma femme me propose un la muraille de Chinepetit noir, je lui dis que c’est une bonne idée, cela me permettra de me reposer les pieds. Je suis resté vingt minutes à observer ce qui se passait autour, pendant que ma femme continuait sa tournée. Il n’y avait que des fantômes dans ce grand magasin, je n’ai rien compris, il n’y avait que ma femme qui tourner dans les rayons, suivit par dix vendeuses, d’ailleurs pendant que je buvais mon café, j’ai vu la caissière s’ennuyait à mourir, j’avais l’impression que tout le magasin n’était qu’un écran pour faire jolie ou pour faire semblant. Dès qu’on passe dans un rayon ou dès qu’on traverse le seuil d’un magasin, un vendeur ou une vendeuse arrive avec sa calculette pour vous demander s’il peut vous aider, alors que vous n’avez encore rien vu, et si par malheur vous touchez un article, ils vous demandent quelle taille, pour vous le sortir sans que vous leur ayez demandé, et s’ils n’ont pas la bonne taille, ils vous proposent quand même une autre taille dans le cas où vous pourriez maigrir de dix kilos pendant la nuit, on ne sait jamais, ou alors un autre article en vous disant qu’il vous va très bien alors que vous ne pouvez pas entrer dedans, ils sont très forts ces Chinois, ils sont très commerçants et ils savent bien comment prendre les gens pour des cons. Ma femme a utilisé leur façon de faire, c’est-à-dire que quand elle voulait vraiment quelque chose, elle regardait un peu un article, ce qui incitait le vendeur à vous demander combien vous proposez, et là elle répondait ah non je ne suis pas intéressé, et là il lui sortait un tarif, ma femme répondait ah non ça ne m’intéresse pas car c’est trop cher, et la négociation commençait et elle ne cédait pas au vendeur jusqu’à ce qu’il meurt, elle le met à genoux, et ce jusqu’à ce que le patron du vendeur qui est en train d’écouter de loin dise à son vendeur c’est bon accepte de lui vendre au prix qu’elle propose. Il lui est arrivé d’avoir un article à un dixième du prix demandé par le vendeur au départ, ce qui veut dire que si c’est quelqu’un comme moi qui achète sans négocier les prix, parce que je considère que le prix est un élément qui permet au vendeur de vendre son produit en garantissant l’équité pour les deux parties, je pourrais donc me faire avoir et ça ce n’est pas juste, dommage c’est un peu l’arnaque, il paraît que négocier c’est une pratique culturelle. C’est fatigant, je vous l’assure dans une journée vous pouvez négocier deux produits ou trois mais jamais plus ; il m’est arrivé de filer quelques Yuans à une vendeuse qui m’avait fait pitié après que ma femme ait gagné la négociation en emportant le produit à un prix humiliant pour le vendeur, en comparaison du prix qui avait été annoncé au départ.

J’ai bien l’impression que je n’ai fait que critiquer les Chinois, alors que j’ai adoré la chine et les Chinois, mon voyage était l’un des plus jolis parmi ceux que j’ai fait auparavant, mais les faits sont là, j’ai porté la vision d’un touriste non averti pendant une courte période. Les Chinois sont des gens simples, individualistes certes, mais aimables et courtois, débrouillards, travailleurs, ils sont pacifistes, et non-violents. C’est une grande nation, avec une grande histoire, avec une costume traditionnelpopulation de 1 393 034 633 à juin 2018, ça donne le vertige. Ils sont le standard, c’est-à-dire, si cracher par terre ne me semble pas bien, alors j’ai tort puisqu’un très grand nombre de personnes le font, alors c’est normal, et je n’ai rien à dire. J’ai choisi un hôtel dans un quartier populaire parce que je voulais voir et vivre avec les Chinois, pour pouvoir m’imprégner de leur environnement. Les quartiers populaires à Beijing s’appellent les Hutongs, il y en a plusieurs, ils sont caractérisés par des petites maisonnettes grises souvent collées les unes contre les autres, dont les portes ne sont pas fermées à triple tour comme chez nous, il y a juste une petite chevillette, il n’y a pas de voleurs, soit parce qu’il y a beaucoup de surveillance ou alors c’est dans la nature des gens, je me permets d’avoir un doute sur ce sujet. En sortant du métro, il y avait cinq cents mètres à faire pour arriver à l’hôtel, à la nuit tombante l’éclairage public n’éclaire rien, il est très faible, presque inexistant, ma femme et moi on marchait dans ces quartiers populaires sans la moindre crainte, nous étions sûrs que personne ne nous attaquerait, et nous avions raison, nous nous sentions en totale sécurité. Il y a des flics partout et les gens sont surveillés en permanence, des logiciels de reconnaissance faciale sont partout même dans les restaus, je ne sais pas si c’est bien ou mal, en tout cas, c’est un pays où on se sent bien, apaisé en totale sécurité. Les gens pratiquent de la gymnastique dans la rue collectivement ou individuellement, ils n’ont pas honte du ridicule, ils sont en meilleure santé que nous. Ils adorent les animaux domestiques, contrairement à ce que je croyais, ils ne mangent pas les chiens et les chats, bien au contraire, ils s’en occupent mieux que nous. Ils ont inventé la médecine basé sur l’empirisme, donc ils se soignent par des exercices et des plantes, sans trop faire de recours à la médecine occidentale ou la médecine à plus le rôle d’un boucher que d’un soigneur. J’ai adoré la façon dont ils fabriquent leurs balais, ils attachent plusieurs branches de saule pleureur autour d’un manche à balai et voilà ils commencent à balayer. Ils ne veulent pas de mon ami google, parce qu’ils considèrent qu’un vrai ami, va pas s’immiscer dans leur vie sans qu’il soit invité, ils ont de la pudeur, une chose qu’on a oublié la définition en Europe depuis longtemps. Le mouvement des gens ou même le trafic routier s’écoule avec harmonie, quand il y a un obstacle rien ne s’arrête, les mouvements des gens continuent en contournant l’obstacle sans que cela provoque une gêne pour personne, comme une rivière l’eau continue sa route sans s’arrêter. Oh là là !  Moi par contre il faut que j’arrête, je vais devenir asiatique si je continue à parler avec des métaphores, en tout cas, je suis déjà asiatique avec le cœur et dans l’âme.

Je vous quitte en vous embrassant bien fort.

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